Ed O’Bannon: MOP NCAA ‘95… Un destin…

Ed O’Bannon: MOP NCAA ‘95… Un destin…

Mars 1995, Kingdome de Seattle, 38 450 spectateurs. Finale de rêve cette année en NCAA. UCLA, son basket californien tout show et ses frangins O’Bannon, affrontent Arkansas, le champion sortant, sa défense de fer et son destroyer des raquettes, Corliss Williamson…

Côté UCLA, on retrouve la star Ed O’Bannon, son frère cadet Charles, le débutant Bailey, le massif tchèque Zidek et le meneur Tyus Edney. En face, notamment, la paire de malabars Corliss Williamson-Dwight Stewart…
L’entre deux est lancé, et Arkansas plante un 12-5 d’entrée. Pour son second ballon, Ed O’Bannon se goinfre d’un dunk. La machine est lancée. En attaque, les brothers O’Bannon, et Bailey se régalent. En défense, Zidek, coffre fort tchèque se charge de déprogrammer en beauté Williamson. Résultat un piteux 3 sur 16 aux tirs pour le futur NBAer, MOP en ‘94…
Mi-temps, 40-39. Le ballon et l’intenable bande à Ed tournent la tête aux boys de l’Arkansas. 18 balles perdues, 46 à 27 aux rebonds, les chiffres font mal. No more, le destin a choisit son camp.
Les stats claquent: Zidek, 14 pts, 10 rbds. Charles O’Bannon, 11 pts, 13 rbds. Bailey, 26 pts, 13 rbds. Dollar, 6 pts, 8 ass.
Et Ed, l’épicier du bonheur, 30 pts , 17 rebds, 3 ass, 3 stl.
Ed O’Bannon MOP du tournoi, meilleur joueur du tournoi, c’est la revanche. Cinq ans plus tôt quand il avait décidé de porter le maillot d’UCLA, son genou l’avait lâché.

“Ed O’Bannon plante 30 points en finale, demain il sera Rookie en NBA”

Né le 14 Août 1972 à Los Angeles, il fut McDonald’s High School All-American à l’époque où il jouait à Artesia en High School. Une grave blessure, lors de son arrivée sur le campus californien d’UCLA lui fit craindre de ne pouvoir remarcher un jour. A force de courage et de ténacité, il revient sur les parquets 18 mois plus tard. Très vite, il devient l’un des small-forward les plus doués du pays. Sa cote grimpe en flèche, son titre de [b]MOP[/b] fait de lui la nouvelle vedette du basket universitaire. Lors de sa dernière saison universitaire, il tourne à 20,4 pts et 8,3 rbds à 43% à 3pts. Son numéro 31 flotte désormais au plafond des Bruins d’UCLA…

Draft ‘95

Ed O’Bannon est sélectionné en 9ème position par les New Jersey Nets. Attendu avec beaucoup d’espoirs dans la grande ligue, il déçoit très vite. Pas assez grand pour un ailier, trop lent pour être arrière, en 2 saisons aux Nets il ne tourne qu’à 5,2 pts. Il connait ensuite le lot de nombreux autres joueurs NBA de second rang en étant tradé tour à tour en quelques mois à Dallas, puis Orlando.

L’Europe, the last chance…

Septembre 1997, le CSP Limoges annonce avoir mis à l’essai le MOP ‘95. Seulement, Ed dont la côte ne cesse de dégringoler et le niveau de jeu avec, ne restera qu’une semaine du côté de Beaublanc. Il écume ensuite les ligues italiennes, espagnoles ou polonaises mais à chaque fois dans des clubs de second rang. Il décide de se retirer en 2002, à l’âge de 30 ans seulement, suite à une nouvelle blessure au genou.

Une vie après le basket

Il vit maintenant à Las Vegas, avec sa femme et ses enfants. Employé comme vendeur de voiture, il déclara récemment au Los Angeles Time “Non je ne joue plus, non je ne coache pas, oui je vends des voitures!”

Un destin à part pour un joueur légendaire du côté d’UCLA, l’une des plus prestigieuses universités américaines. Etre MOP du Final Four n’est l’assurance de rien, des stats ne garantissent pas une carrière, Ed en est l’exemple parfait. Il est aussi l’un premier basketteur américain grâce auquel j’ai découvert le basket, alors cet article je me devais de le faire. Pour un joueur méconnu, à la gloire furtive…

Auteur: Mateo25

~ par pred21 le mars 13, 2008.

Une réponse to “Ed O’Bannon: MOP NCAA ‘95… Un destin…”

  1. merci pour l’article il est très sympa.
    dommage pour tout ces jours aucun n’a vraiment réussi en nba
    mais certain on était très bon en europe notament tyus edney et bailey en grèce il me semble.
    j’avais adoré cette final avec edney qui était blessé et dollar qui l’avait bien remplacé.
    et bailey qui sortait de nul part.
    et o’bannon enorme.

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