Le Bon, La Brute et Charles Oakley

•mars 24, 2008 • Laisser un commentaire

Le Bon, La Brute et Charles Oakley

Elégant dans les coulisses, méchant sur les parquets. Voilà un résumé pour le moins rapide de la carrière de Charles Oakley. Il est en notre devoir de s’attarder sur le cas d’Oak’. Oak ou le redresseur de torts qui aura marqué les années 1990 de par ses coups de gueule légendaires. Un baroudeur de génie qui sévira tout au long de sa carrière sur la côte Est des Etats-Unis principalement, de Chicago à Toronto, en passant par New-York, fief de ses plus beaux exploits. Retour dans le passé …

Des carrières comme celle de Charles Oakley, on n’en fait plus. Une carrière comme la sienne, on se la raconte, entre aficionados NBA ou autres fans des combats épiques qui ont marqué la fin du 20eme siècle basketballistique. S’il n’avait jamais mis les pieds sur un parquet de Basket, Charles aurait sûrement terminé baroudeur mondain, voire homme d’affaire aux combines un peu louches, truand dans l’âme. Si Oakley n’avait pas été basketteur, la NBA aurait perdu gros, un joueur à part, dans la lignée des mythes que sont Charles Barkley ou Anthony Mason. Car si Charles Oakley n’était pas le plus imposant des basketteurs, il n’en demeure pas moins un type à part et attachant. Ses coéquipiers peuvent d’ailleurs en témoigner. Il n’était pas rare de voir le joueur entrer ou sortir des vestiaires vêtu d’un costume vert pomme assorti d’une écharpe orange sanguine. Car Oakley et les vêtements c’est une grande histoire d’amour, qui dure depuis son adolescence. Il fut le dandy de la NBA, l’homme auquel beaucoup voulaient ressembler. Car s’il n’avait pas toutes les qualités, surtout d’un point de vue social, vis-à-vis de ses adversaires, Oak avait la prestance et l’aura des plus grands. Il suffisait de l’apercevoir pour se rendre compte de ce que dégageait le bonhomme. Il parlait peu de surcroît, laissant planer autour de lui une onde de mystère, il était l’homme qu’on écoutait religieusement. Il était le conseiller, le sage que les jeunes basketteurs venaient consulter afin de parfaire leur tempérament dans un monde NBA pas toujours rose. Pourtant, Oakley n’était pas le plus plaisant et aimable des hommes. Ses propos positifs concernant ses collègues se comptent sur les doigts de la main, il est avant tout un redresseur de torts à la critique facile et dévastatrice. Ses débordements verbaux sont légion : Il n’y a pas si longtemps que ça, il affirmait que certains jeunes basketteurs en fin de contrat traînaient sur plusieurs semaines des blessures plus ou moins diplomatiques afin de se préserver pour l’intersaison et la signature de contrats juteux. Aucun nom ne sera dévoilé mais nul doute que certains de ses confrères se sont sentis visés. Oak’ s’est emparé du noble titre de « Grande gueule en chef NBA » après le retrait des parquets de Charles Barkley, il fut alors le patriarche de la ligue, celui qui sort la règle pour punir les intrépides lorsque les jeunes stars en font trop ou pas assez, celui qui sort à intervalles réguliers des tirades sur le bon fonctionnement du basket, le vrai, celui qui se pratiquait de son temps, lors de ses premières escales sur les parquets pros américains. C’était en 1985, dans le mythique Chicago Stadium, témoin de la naissance d’un vétéran trop sous estimé.

Retour dans les années 1980 donc, l’époque dorée des shorts moulants, des moustaches à la Larry Bird et des coupes de cheveux à la Kurt Rambis. Charles Oakley est sélectionné en neuvième position par Cleveland, sa ville natale, mais est échangé illico presto aux Bulls de Chicago en échange d’Ennis Whattley, meneur honnête mais limité. L’un marquera la ligue plus que l’autre. Oakley devient très vite un des favoris du public avec ses nombreuses chevauchées tête la première dans les gradins à la recherche d’un sauvetage inespéré, chevauchées se terminant la plupart du temps sur les genoux des spectateurs du premier rang. De Chicago, on ne retient qu’une chose, une très forte amitié le liant à une star naissante, Michael Jordan. Sportivement le jeune Oakley était combatif, un modèle de travail sur et en dehors du terrain, jugez plutôt : 12,2pts & 11,2rbds. Un intérieur sobre dans son jeu, avec peu de déchets apparents, le bonheur d’un coach en somme. De ce fait, on ne peut se séparer d’un tel joueur sans avoir le moindre regret. Et pourtant, le 27 Juin 1988, Oak’ est expédié chez l’ennemi juré de la conférence Est, les New-York Knicks. Le départ est très mal vécu par les fans mais également par les joueurs, tout s’agite dans les vestiaires, on veut Oakley et on le réclame. Reste que la logique sportive à pris le dessus, on ne fait pas dans l’humanitaire en NBA, business is business, Chicago veut passer à l’échelon supérieur et s’en donne les moyens. Bill Cartwright était le pivot de trop chez les Knicks, les Bulls eux n’en avaient pas, on troque donc son uniforme et la vie suit son cours.

Nouvelle étape, et pas la moindre. Charles, alors perçu comme indésirable par les supporters des suites de ses antécédents sportifs, doit prouver sa valeur au public NBA le plus difficile, la transition Bulls/Knicks se doit d’être dure, un vrai test pour un homme qui saura relever le défi. Oak’ vivra 10 ans à Manhattan. Une éternité, très vite il devient le «Oak Man», l’homme chêne. En peu de temps il se forge la réputation de col bleu limité offensivement mais toujours près à jouer des coudes dans la raquette. Il sera le poumon de l’équipe sur près d’une décennie, la conscience d’une formation vicieuse et crainte par les meilleurs. C’est durant cette période que le vrai Charles naît, il parle peu mais à bon escient et rêve de décapiter les Bulls d’un certain Michael Jordan. De cette obsession naîtra l’une des plus grandes rivalités des années 1990, Chicago contre New York, le choc des titans. 1993 ou l’année de sa bataille la plus mémorable. Nous sommes en finales de conférences Est, les Knicks, qui sortent d’une saison magnifique ponctuée d’un bilan de 60/22, ont alors 2 matchs d’avance sur l’escouade de Jordan, une aubaine, un miracle. Qui peut se targuer d’avoir déjà mené une série de playoffs 2/0 contre les Bulls de MJ version Three-Peat ? Oakley en est l’un des principaux responsables de cette révolution dans le monde de la NBA. Bien sur Pat Ewing reste le leader, la colonne vertébrale de l’équipe et Starks l’energizer. Mais Oak’ est l’investigateur de cette révolte. Menant l’équipe avec une hargne hors du commun, défiant les intérieurs adverses dans des duels plus que musclés, il voit la finale NBA se dessiné à l’horizon. C’était oublier qui était His Airness. L’ouragan Bulls raflera les 4 matchs suivants sans laisser la moindre miette aux Knicks, les laissant dans une déconfiture monstre. Le titre était si proche.
Très vite, il redevient le combattant ultime, aux cotés de ses comparses Anthony Mason et Patrick Ewing, il prendra d’assaut toutes les raquettes NBA avec une hargne et une volonté hors du commun. Populaire auprès des fans du Madison Square Garden, il restera cependant dans l’ombre de joueurs plus glamour que lui. Dans l’ombre de Patrick Ewing, de Pat Riley, mais également du chouchou ultime, John Starks. En 1994 Michael Jordan essaye de faire du base-ball, Oakley jouera les finales, les perdra sans avoir rien à se reprocher, à l’inverse … d’Ewing & Starks. L’apogée de sa carrière aux Knicks est marquée par cette finale, perdue en 7 matchs, face à des Rockets accrocheurs et soudés autour de leur leader, Hakeem Olajuwon. La suite des affaires new-yorkaises s’avèrera plus pâle, Michael Jordan oblige, les Knicks redeviennent les victimes du numéro 23 et les éliminations en playoffs se multiplient. Lassés, les dirigeants entament donc une petite reconstruction, exit John Starks et Oakley. Le public du MSG en prend pour son grade. Oak’ en carrière aux Knicks c’est : 10.5pts 10 rebonds par match. Une page se tourne.


1998. Nouveau départ pour le grognard des parquets. Oak’ est désormais un vieux routier du circuit, le compteur affiche 35 ans pour l’homme et 13 ans de combats sur le circuit professionnel. Durant l’intersaison il est transféré, direction le nord. Charles fait ses valises pour le Canada, pour Toronto plus précisément, Marcus Camby déménage lui à Manhattan. C’est peu dire que Oak’ a du mal à se faire à la vie mode canadienne. Américain pur souche, il ne pouvait imaginer d’autres frontières que celle de sa ville natale Cleveland, ainsi que de sa ville d’adoption, New-York, et tous les clubs qui lui sont rattachés. Adieu la vie folklore dans la mégalopole new-yorkaise, adieu le Madison Square Garden et son public de connaisseur. Charles se voit confier une nouvelle mission : être le gardien d’une raquette tout fraîche, la franchise de Toronto n’ayant que 3 ans, il sera accompagné dans ses services par le préretraité Kevin Willis, venu lui aussi faire escale à Toronto. Oakley a souvent murmuré qu’il ne pourrait jamais s’adapter à ce nouvel environnement, qu’il partirait à la moindre offre. La vie Canadienne n’est pas pour lui et il essaye de s’en convaincre. Au lieu de ça il se force et impose sa présence, 2m06 pour 111Kg, incontournable dans la raquette des Raptors. Sa contribution pour le club sera tout d’abord statistique avec en moyenne 7.8pts et 7.9rbds par match en sus d’une belle adresse aux lancers francs. Mais sa contribution ne s’arrête pas là, elle sera surtout morale. Car le bon vieux Oak n’a pas oublié d’emmener dans son attirail son manuel de père fouettard. Lorsque la star locale Vince Carter fait la belle sur ses spots publicitaires Nike et joue le rôle du parfait timide lors des playoffs 2000/2001, Oak frappe et blesse Carter dans son orgueil. Il se met en colère et attaque à coup de médias interposés en lui ordonnant de jouer son rôle de leader à fond et de se concentrer sur le basket. La suite, vous la connaissez tous, Carter fabuleux dans la série contre les Knicks, l’ancienne équipe d’Oakley est éliminée au 1er tour, il ne manquera d’ailleurs jamais une occasion pour chambrer ses anciens coéquipiers new-yorkais.

Oakley s’est il assagi avec le temps ? Evidemment non, l’âge faisant son effet, le grognard tire sur tout ce qui bouge. Il déclarera par ailleurs au New York Post que 60% des joueurs NBA sont des consommateurs réguliers de Marijuana et que certains n’hésitent pas à fumer dans les vestiaires avant les matchs. Très mauvaise pub pour la ligue. Il est comme ça Charles, un brin roublard, franc et vicieux. La suite de sa carrière sera anecdotique. Traînant de nouveau sa carcasse à Chicago, dans un retour aux sources raté. Puis à Washington et Houston ou il jouera le rôle de mentor, ne jouant que 49 matchs lors de ses 2 dernières saisons.

Sapé comme un dieu de la mode en toute occasion. Il restera le dandy de la NBA. Le concepteur de la plupart de ses vêtements, le dirigeant d’une société de nouveaux talents musicaux, le manager de camps d’été multiples, le mentor et le découvreur de Ben Wallace. Il est le symbole d’un basket aujourd’hui en perte de vitesse, le basket col bleu. Il n’aura malheureusement jamais glané la moindre bague de champion NBA, comme bien d’autres d’ailleurs. Peu loquace depuis la fin de sa carrière, il n’est pas enclin comme beaucoup de ses confrères de se lancer dans le coaching. Le vieux Oak’ continue paisiblement sa vie de Lord des clubs New-yorkais, il ne fait plus parler de lui. Il a désormais assez de dollars sur son compte en banque pour pouvoir se concentrer sur la mode, sa seconde passion. Good Luck Charles.

Auteur: Makaveli
Affiche: A2′s

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Greg Ostertag, un parcours pas comme les autres

•mars 17, 2008 • Laisser un commentaire
Greg Ostertag, Un parcours pas comme les autres

Et oui vous ne rêvez pas, l’article vintage des Jazz d’Utah n’est pas dédié au duo Stockton – Malone ou au starpshooteur Jeff Hornacek mais plutot au légendaire pivot blanc qui passe la majeure partie de sa carrière dans la ville de Salt Lake City, le célèbre Gregory Donovan Ostertag. Souvent décrié, il n’en reste pas moins un joueur légendaire pour tous les mormons du coin. Petit flash-back sur la carrière du joueur préféré de Bruno Poulain (ex-commentateur Canal+).

Greg Ostertag c’est avant tout un phénomène de foire. A sa sortie du lycée de Duncanville, le grand Gregory mesure alors déjà 2m13 et vient de mener l’équipe locale à son premier titre national de l’histoire. Courtisé par un grand nombre de Fac, il décidera de rejoindre Kansas ou il passera quatre saisons pleines à traîner sa grande carcasse d’intimidateur dans les raquettes du pays. Durant ce laps de temps, Greg se construit une jolie petite réputation d’un point de vu personnel. Il est décrit comme un garçon aimable qui ne pose jamais de problème et devient en meme temps le meilleur contreur de l’histoire de la fac de Kansas (et de sa conférence) avec 258 contres. Collectivement, l’aventure est une très belle réussite également, Kansas atteignant par deux fois le final four NCAA. Mais voilà, après s’être pris deux dunks monstrueux de la part de la star de Purdue, Glenn Robinson, Greg décide de se présenter à la draft 1995.

Le natif de Dallas, Texas se fait drafter au premier tour, à la 25eme position par le Jazz d’Utah. L’une des très bonnes équipes NBA. Par chance, le pivot titulaire de l’époque se nomme… Felton Spencer. Pas une montagne infranchissable comme dirait l’autre. Et pourtant Ostertag peinera à s’imposer dans la rotation mormone. Sorte de clone de l’ancien Mark Eaton, sa présence défensive sera son seul fait d’arme en neuf saisons pleins à Salt Lake City. Souvent critiqué par les médias et son coach Jerry Sloan pour son manque d’implication en attaque et des lacunes techniques évidentes, Greg aura néanmoins le mérite de se battre sur tous les ballons et surtout de devenir la victime préférée des HighFlyers NBA, il sera par la suite détrôné par Shawn Bradley. Malgré un rôle plus ou moins mineur, l’équipe se comporte bien et Greg Ostertag atteint par deux fois les finales NBA, s’inclinant face aux indestructibles Bulls de Michael Jordan. Dans les vestiaires, le géant mormon est considéré comme le pitre de service et entretient de bonnes relations avec les autres joueurs, notamment avec Karl Malone qui l’invitera à la cérémonie de retrait de son maillot très récemment.

L’aventure mormone se termine en 2004 lorsqu’il signe pour deux années en tant que Free Agent avec les Kings de Sacramento. Il ne parviendra pas à s’imposer et restera à jamais graver dans les mémoires des fans avec cette fameuse danse en slip en compagnie des Pom-Pom Girl à la mi-temps d’un match. Chris Webber réagira de la sorte : « C’est horrible ». Bien que catalogué pitre de service, l’homme a un très grand cœur. Il sera le premier joueur NBA a joué dans la grande ligue après avoir donné l’un de ses reins (pour sauver sa sœur gravement malade) et est aujourd’hui très impliqué dans une association nommé « kidney foundation ». La belle histoire se termine bien évidemment dans l’Utah ou le joueur atterrit après un trade record (5 équipes et 13 joueurs impliqués). Il joue son dernier match contre Golden State le 19 Avril 2006 et termine sa carrière NBA à la 4eme place des joueurs ayant joué le plus de match sous le maillot des Jazz derrière les indéboulonnables Stockton, Malone et Eaton. Mine de rien, notre chère Gregory, aujourd’hui âgé de 34 ans aura marqué de son empreinte le paysage de l’Utah. Des comme lui on n’en fait plus maintenant.

Auteur: Makaveli

Article paru dans le guide NBAE, toujours disponible ici-même:

http://provenzale.celeonet.fr/viewtopic.php?t=16265

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Ed O’Bannon: MOP NCAA ’95… Un destin…

•mars 13, 2008 • 1 Commentaire

Ed O’Bannon: MOP NCAA ’95… Un destin…

Mars 1995, Kingdome de Seattle, 38 450 spectateurs. Finale de rêve cette année en NCAA. UCLA, son basket californien tout show et ses frangins O’Bannon, affrontent Arkansas, le champion sortant, sa défense de fer et son destroyer des raquettes, Corliss Williamson…

Côté UCLA, on retrouve la star Ed O’Bannon, son frère cadet Charles, le débutant Bailey, le massif tchèque Zidek et le meneur Tyus Edney. En face, notamment, la paire de malabars Corliss Williamson-Dwight Stewart…
L’entre deux est lancé, et Arkansas plante un 12-5 d’entrée. Pour son second ballon, Ed O’Bannon se goinfre d’un dunk. La machine est lancée. En attaque, les brothers O’Bannon, et Bailey se régalent. En défense, Zidek, coffre fort tchèque se charge de déprogrammer en beauté Williamson. Résultat un piteux 3 sur 16 aux tirs pour le futur NBAer, MOP en ’94…
Mi-temps, 40-39. Le ballon et l’intenable bande à Ed tournent la tête aux boys de l’Arkansas. 18 balles perdues, 46 à 27 aux rebonds, les chiffres font mal. No more, le destin a choisit son camp.
Les stats claquent: Zidek, 14 pts, 10 rbds. Charles O’Bannon, 11 pts, 13 rbds. Bailey, 26 pts, 13 rbds. Dollar, 6 pts, 8 ass.
Et Ed, l’épicier du bonheur, 30 pts , 17 rebds, 3 ass, 3 stl.
Ed O’Bannon MOP du tournoi, meilleur joueur du tournoi, c’est la revanche. Cinq ans plus tôt quand il avait décidé de porter le maillot d’UCLA, son genou l’avait lâché.

“Ed O’Bannon plante 30 points en finale, demain il sera Rookie en NBA”

Né le 14 Août 1972 à Los Angeles, il fut McDonald’s High School All-American à l’époque où il jouait à Artesia en High School. Une grave blessure, lors de son arrivée sur le campus californien d’UCLA lui fit craindre de ne pouvoir remarcher un jour. A force de courage et de ténacité, il revient sur les parquets 18 mois plus tard. Très vite, il devient l’un des small-forward les plus doués du pays. Sa cote grimpe en flèche, son titre de [b]MOP[/b] fait de lui la nouvelle vedette du basket universitaire. Lors de sa dernière saison universitaire, il tourne à 20,4 pts et 8,3 rbds à 43% à 3pts. Son numéro 31 flotte désormais au plafond des Bruins d’UCLA…

Draft ’95

Ed O’Bannon est sélectionné en 9ème position par les New Jersey Nets. Attendu avec beaucoup d’espoirs dans la grande ligue, il déçoit très vite. Pas assez grand pour un ailier, trop lent pour être arrière, en 2 saisons aux Nets il ne tourne qu’à 5,2 pts. Il connait ensuite le lot de nombreux autres joueurs NBA de second rang en étant tradé tour à tour en quelques mois à Dallas, puis Orlando.

L’Europe, the last chance…

Septembre 1997, le CSP Limoges annonce avoir mis à l’essai le MOP ’95. Seulement, Ed dont la côte ne cesse de dégringoler et le niveau de jeu avec, ne restera qu’une semaine du côté de Beaublanc. Il écume ensuite les ligues italiennes, espagnoles ou polonaises mais à chaque fois dans des clubs de second rang. Il décide de se retirer en 2002, à l’âge de 30 ans seulement, suite à une nouvelle blessure au genou.

Une vie après le basket

Il vit maintenant à Las Vegas, avec sa femme et ses enfants. Employé comme vendeur de voiture, il déclara récemment au Los Angeles Time “Non je ne joue plus, non je ne coache pas, oui je vends des voitures!”

Un destin à part pour un joueur légendaire du côté d’UCLA, l’une des plus prestigieuses universités américaines. Etre MOP du Final Four n’est l’assurance de rien, des stats ne garantissent pas une carrière, Ed en est l’exemple parfait. Il est aussi l’un premier basketteur américain grâce auquel j’ai découvert le basket, alors cet article je me devais de le faire. Pour un joueur méconnu, à la gloire furtive…

Auteur: Mateo25

MHD – Under Pressure

•mars 11, 2008 • Laisser un commentaire

MHD, le rigolo de la bande s’est donné corps et âme pour réaliser cette production vintage 90′s avec des actions rares, des images qui datent globalement de 1992 à 1996.

Jimmy Jackson, une carrière mouvementée

•mars 11, 2008 • Laisser un commentaire

Jimmy Jackson, une carrière mouvementée

La carrière de Jim Jackson est loin d’être banale. Un fort caractère et une réputation de joueur ingérable. Jackson aura porté 11 maillots différents tout le long de sa carrière. Drafté par Dallas en 4ème position en 1992 après une belle carrière universitaire à Ohio State, cet arrière talentueux n’aura joué que 28 matchs pour son année rookie. La raison? Non pas une blessure, seulement un litige entre le proprio et le joueur sur le montant de son contrat. Les Mavericks réalisant une saison catastrophique (11 victoires pour 71 défaites), Jim Jackson arrive dans l’effectif après que le propriétaire ait finalement cédé. 16,3 pts en moyenne pour sa première saison et termine 2ème meilleur marqueur derrière le vétéran Derek Harper. Pour la saison 93/94, les dirigeants font un peu de ménage dans l’effectif afin de reconstruire. Le meneur Derek Harper signe à New York et l’arrivée de Jamal Mashburn, un rookie très prometteur aux côtés de Jackson. Les Mavericks restent la risée de la ligue avec seulement 13 victoires durant toute la saison. Jackson termine meilleur marqueur avec 19,2 pts.

Saison 94/95, Dallas se met à la recherche d’un meneur et trouve en la personne de Jason Kidd, le messie. Le costaud Roy Tarpley fait le ménage dans la raquette (banni de la ligue à cause de stupéfiants depuis) et le shooteur George Mc Cloud apporte son écho en venant du banc. Les Mavericks décollent au classement et termine 10ème à l’Ouest avec un bilan de 36 victoires et 46 défaites. L’avenir s’annonce radieux dans le Texas d’autant plus que le duo Mash/Jackson tournent à près de 50 pts à eux 2. 50 pts c’est également le meilleur score en carrière de Jackson et Mashburn et dans la même saison (94/95).

Saison 95/96, Dallas est attendu parmi les outsiders de la ligue. Hélas, ce ne fut pas le cas. Une histoire de femme (Toni Braxton) entre Jackson et Jason Kidd vient mettre une sale ambiance au sein du groupe. Jalousie et haine, le trio Mash/Jax/Kidd se fait la gueule et ne se parle plus. En 1997, le trio est séparé. Kidd s’en va à Phoenix, Mashburn est envoyé à Miami et Jackson atterrit dans une autre équipe moribonde, New Jersey, en compagnie de quelques coéquipiers comme Sam Cassell, Chris Gatling, Eric Montross et George Mc Cloud. Ce changement reste d’ailleurs encore comme le plus gros transfert de l’histoire puisque 11 joueurs étaient échangé entre 2 clubs seulement. Jackson ne jouera que 31 matchs sous le maillot des Nets pour une moyenne de 16,5 pts en 37 minutes de temps de jeu.

En effet, durant l’été 97, il fait à nouveau ses bagages pour débarquer cette fois à Philadelphia en compagnie de Montross, le rookie Tim Thomas en échange de role players et d’un certain Keith Van Horn. Une chose est sûre, Jackson est loin de s’y plaire. Avec 2 bouffeurs de ballons comme Iverson et Jerry Stackhouse, il peine à trouver son rythme. Qu’a cela ne tienne, Philadelphia le transfère en milieu de saison à Golden State avec Clarence Weatherspoon contre le tonique Joe Smith et Brian Shaw. Beaucoup plus à l’aise dans la franchise d’Oakland malgré les défaites, il passe de 13,7 à 18,9 pts en 40 minutes en moyenne!

A L’approche de la saison 98/99 tronquée pour cause de lock-out, Jackson décide de prendre sa destinée en main pour une fois. Marre de se faire trimballer dans toutes les plus mauvaises franchises de la ligue, Jim veut jouer pour une équipe qui gagne, quitte à baisser son temps de jeu et même laisser sa place de titulaire. Il choisit Portland qui possède un effectif de grand talent malgré les fortes têtes.

Les Blazers sont la grosse sensation de la saison et mettent fin à une série de 6 éliminations d’affilée au premier tour des playoffs. Ils se payent même le luxe d’éliminer l’un des grand favoris, Utah. En finale de conférence, Portland sombre et se fait sortir par les Spurs de Duncan et Robinson en 4 matchs secs! Les dirigeants décident d’opter pour un changement et virer certains “poisons”. C’ets ainsi que Jim Jackson et son grand pote Isiah Rider sont envoyé chez les Hawks d’Atlanta en échange du sérieux Steve Smith. Les 2 compères le prennent mal et malgré quelques cartons, Rider voit sa carrière se terminer en queue de poisson, Atlanta ayant décidé de le couper purement et simplement en fin de saison! Jackson est affecté par le départ de son meilleur ami au club. Janvier 2001, il est à nouveau transferer, cette fois à Cleveland, dans le même état où il a fait ses études et carrière universitaire.

En fin de contrat avec les Cavs, il décide de s’engager avec Miami en décembre 2001. Miami rate les playoffs malgré une bonne 2ème partie de saison. Jackson aura eu le privilège de jouer pour Pat Riley. Après être passé tout près d’une finale NBA en 2002, Sacramento fait figure de favori pour la saison en cours. Jimmy veut gagner un titre et rejoint les Kings. Excellent en sortant du banc avec Bobby Jackson ou encore Keon Clark, Sacramento fait une saison solide. Ils éliminent sans difficulté les Jazz de Malone et Stockton (dernière saison pour le meileur passeur et intercepteur de l’histoire). Hélas pour eux, Chris Webber va se blesser durant le 2ème match face aux Mavericks de Dallas. Sans leur franchise player, les Kings sont éliminés en 7 matchs. Jackson est déçu et va encore changer de maillot.

Saison 2003/2004, Jim est l’un des plus grands globe trotters ou Journeyman si vous préferez de l’histoire. Il décide de rejoindre à nouveau le Texas à Houston cette fois. Sous les ordres de Jeff Van Gundy, entouré de jeunes joueurs talentueux comme Steve Francis, Cuttino Mobley ou Yao Ming, Jackson est considéré comme le capitaine de cette franchise. Plutôt utilisé dans les missions défensives qu’en attaque, Jackson revit à nouveau.

Devenu un shooteur extérieur redoutable, il inscrira ainsi 7 paniers à 3pts contre Phoenix le 15 mars 2004. Auparavant en Janvier, il rentre un parfait 5/5 à 3 pts contre Sacramento (comme par hasard) égalant ainsi le record de la franchise Texane. Il terminera 6ème au classement des joueurs ayant inscrit le plus de paniers à 3 pts de la ligue avec 162 reussites. Il a également battu son record total de minutes joués au cours d’une saison avec 3119 minutes en 80 matchs. Après une élimination au 1er tour contre les Lakers, Houston décide de faire un gros changement et tente un coup de poker. Steve Francis, Cuttino Mobley et Kelvin Cato sont envoyés à Orlando contre Tracy Mc Grady, 2 fois meilleur marqueur de la ligue (2003 et 2004) ainsi que Juwan Howard et Tyronn Lue. En début de saison, rien ne marche comme prévu. T-Mac et Yao se cherchent encore, les autres joueurs sont limites inutile, seule Jim Jackson reste irréprochable. Pourtant, il va devoir encore bouger. Houston l’envoie dans la piteuse équipe des Hornets, bons derniers de la ligue en échange de David Wesley. Pour Jax, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il décide tout simplement de faire grève tout en sachant qu’il ne percevra pas un dollar s’il ne vient pas se présenter à son nouveau club. A 34 ans, Jimmy sait très bien qu’il ne lui reste que peu de temps pour essayer de décrocher une bague de champion. Les Hornets lui font un cadeau, il atterrit chez les Suns de Phoenix, son 11ème club en 12 ans. Il redevient un remplaçant de luxe dans un effectif pléthorique et bourré de talent. Jackson est là pour apporter son expérience, sa défense et son shoot. Parviendra t-il à ses fins et gagner un titre? Phoenix va subir une cuisante défaite contre des Spurs innarêtables!

A l’entame de la saison 2005/2006, On ne sait pas exactement le rôle que va jouer Jackson. Avec les départs de Quentin Richardson et Joe Johnson, il pourrait pourquoi pas prendre la place de titulaire à l’arrière. Seulement la signature de Raja Bell durant l’été va lui faire de l’ombre. Bell est un joueur un peu dans le même ton, gros défenseur et bon shooteur mais plus jeune, Jackson ne joue plus que les utilités. Il sera coupé par le club aux 3/4 de la saison. Il signera aux Lakers quelques jours plus tard, la franchise pourpre et or coupe l’ukrainien, Stanislas Medvedenko dans la foulée pour faire une place dans le roster. Peu de temps de jeu, trop difficile pour un joueur d’apprendre le système très complexe du jeu en triangle de Phil Jackson, il ne sera pas conservé à la fin de la saison. A 36 ans passés, son statut de voyageur infatigable a enfin vraisemblablement pris fin. Une carrière de journeyman pour un bonhomme caractériel qui a mûri un peu trop tard.

Auteur: Pred


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•mars 11, 2008 • 1 Commentaire

Bienvenue à tous sur ce blog spécialement conçu pour parler des moments historiques du basket américain. Quand je dis historique, ce n’est pas forcemment sur des évènement connus de toute part, comme la rivalité Celtics-Lakers, une bio sur Michael Jordan. Non, il y aura de tout, des biographies de joueurs méconnus, sous-estimés ou oubliés, des articles sur une équipe sur une saison particulière, ou une série de playoffs, des choses dont on ne lit pas très souvent sur les sites/magazines à travers le monde.

 
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